Adieu hiver, bonjour printemps… et ses rhumes des foins !

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Adieu hiver, bonjour printemps… et ses rhumes des foins !

 

Par Marie | 27/04/2018

 

 

Nous y sommes enfin : depuis quelques semaines, l’hiver a cédé sa place au printemps. Si le 20 mars est synonyme de journées rallongées et de températures plus clémentes, certains y voient aussi le retour de leurs allergies, endormies pendant les mois d’hiver.

 

Leur nom ? La rhinite allergique, qui peut être saisonnière — c’est le « rhume des foins » — ou persistante, qui dure toute l’année. Cette dernière est généralement due à des allergènes domestiques, comme les acariens ou les poils de vos animaux de compagnie.
On vous explique tout !

 

La rhinite allergique : pourquoi et comment ?

 

Ses symptômes sont souvent associés à un bon rhume : votre nez coule, vous éternuez —parfois beaucoup, en peu de temps — et vos yeux larmoient.

Ici, la cause de tous vos maux n’est pas un virus, mais un allergène, identifié par votre système immunitaire qui mobilise une armée d’anticorps, les immunoglobulines E (ou IgE). Ces derniers vont rapidement passer par le sang et se déposer sur des cellules appelées mastocytes, situées principalement au niveau de la peau et des muqueuses. Une fois installées, les IgE vont rendre sensibles les mastocytes, qui vont elles-mêmes libérer de l’histamine. Une belle réaction en chaine !

 

Et l’histamine dans tout ça ? Elle est notamment responsable du gonflement et de l’obstruction des muqueuses respiratoires et provoque sécrétion de mucus, démangeaisons et autres éternuements.

 

Bien que les causes de ces rhinites ne soient pas exactement connues, on soupçonne l’exposition précoce à la fumée de cigarette, la pollution aérienne, mais aussi la transmission génétique de parents ayant un « terrain atopique ».

 

Je suis concerné, comment faire ?

 

Si vous vous reconnaissez dans les symptômes décrits ci-dessus, l’une des premières choses à faire est de… consulter votre médecin. Car si la rhinite allergique paraît bénigne, elle peut s’aggraver et mener à une sinusite chronique si elle n’est pas traitée. Chez les enfants, elle peut augmenter le risque d’otites.

 

Dans le cas où votre généraliste confirmerait cette affection, vous rencontrerez ensuite un allergologue, qui analysera vos antécédents familiaux, votre mode de vie, votre environnement et bien sûr le contexte de l’apparition de votre rhinite allergique. Vous pourrez ensuite passer deux tests (cutané et sanguin) pour identifier le ou les allergène(s) responsable(s).

 

Côté traitement, les options sont multiples (désensibilisation, solutions salines, corticostéroïdes, antihistaminiques ou même chirurgie). La prescription est propre à chaque personne et au diagnostic effectué par le spécialiste.

 

Y a-t-il des bonnes pratiques ou astuces à connaître ? Pas vraiment, car tout dépend de l’allergène identifié. S’il s’agit du pollen, le port de lunette vous protégera lors de vos promenades à l’extérieur. L’application de vaseline sur la base de vos narines peut éviter les démangeaisons. Évitez de frotter vos yeux, car cela accentuerait l’irritation : passez plutôt un mouchoir humide pour vous soulager. Et bien sûr, lavez-vous régulièrement les mains ! Ce petit geste tellement simple, mais tellement efficace, vous facilitera la vie lors de ces mois qu’on vous souhaite le plus agréable possible !

 

 

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