A+
A-
Réinitialiser

Comprendre la sclérose en plaques

La sclérose en plaques

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune du système nerveux central (le cerveau et la moelle épinière). Elle concerne actuellement 100 000 personnes en France, d’après les chiffres du Ministère des Solidarités et de la Santé.


Autrement dit le système de défense (système immunitaire), habituellement impliqué dans la lutte contre les virus et les bactéries, s’emballe et attaque la myéline, gaine protectrice des fibres nerveuses qui joue un rôle important dans la propagation l’influx nerveux du cerveau aux différentes parties du corps. La destruction de la myéline provoque alors des « plaques » disséminées dans le cerveau et la moelle épinière.

 

Deuxième cause de handicap chez l’adulte jeune diagnostiqué le plus souvent entre 25 et 35 ans, cette affection se manifeste par divers symptômes (faiblesse musculaire, fourmillements dans les bras ou les jambes, troubles de la vue...). Les causes de la sclérose en plaques restent encore floues cependant on commence à identifier certains facteurs qui prédisposent à la Sclérose en plaques, comme par exemple, certains gènes impliqués dans l'immunité peuvent représenter un facteur à la maladie. Vous souhaitez booster votre système immunitaire ? Découvrez notre article dédié.

Il existe aussi des facteurs environnementaux tels que le manque d'ensoleillement ou encore le tabagisme. Découvrez nos conseils pour combattre l'addiction au tabac

 

La sclérose en plaques reste lente dans son évolution et ne se manifeste pas directement. Dès l'apparition des premiers symptômes il est important de consulter un neurologue sous les conseils du médecin. 

La maladie n'est pas mortelle dans la majorité des cas, grâce à une amélioration depuis plusieurs années de la prise en charge des symptômes et des traitements prescrits. 

 

La sclérose en plaques n'est pas mortelle, mais peu provoquer un handicap

Une étude de grande envergure

Dans une nouvelle étude publiée le 13 janvier dans la revue Science, des chercheurs de l’université de Harvard (États-Unis) ont mis en lumière ce que beaucoup de scientifiques suspectaient déjà : la sclérose en plaques, qui touche chaque année en France 2 500 nouveaux patients, est très probablement provoquée par le virus d’Epstein-Barr (EBV), qui se transmet par la salive.

 

Responsable de la mononucléose, ce virus, somme toute assez banal puisque la majeure partie de la population adulte en est porteuse, serait en effet un facteur nécessaire à l’apparition de la SEP.

 

C’est en analysant les données de près de 10 millions de jeunes adultes engagés dans l’armée américaine sur vingt ans, que les chercheurs ont pu prouver de façon quasi certaine le lien de causalité entre la présence de l’EBV et le déclenchement de cette maladie neurodégénérative.

Si heureusement, tous les porteurs de ce virus — soit 90 à 95 % de la population adulte — ne développent pas une SEP

 

On s’est aperçu, en revanche, que sur près de 1 000 personnes ayant la SEP, tous ont contracté l’EBV, ce qui veut dire que le virus Epstein-Barr est un facteur nécessaire à l’apparition de la sclérose en plaques.

Les résultats de l’étude montrent que le risque de SEP a été multiplié par 32 après une infection par l’EBV mais qu’il n’a pas augmenté après une infection par d’autres virus, y compris le cytomégalovirus transmis de manière similaire.

 

 

L’espoir d’un futur remède

Si Epstein-Baar est donc nécessaire, il ne suffit pas pour autant à déclencher une sclérose en plaques, qui dépend sans doute, pour se développer, d’autres facteurs, génétiques ou environnementaux. Le manque d’ensoleillement, et donc de vitamine D, est par exemple testé dans d’autres travaux en cours. 

Les personnes atteintes de la sclérose en plques utilisent également des médecines alternatives dites "douces" pour traiter leur maladie ou les symptômes associésMBA Mutuelle vous accompagne en remboursant une partie des frais de vos soins alternatifs.


Cette découverte plante surtout un jalon dans le champ de la recherche médicale. En démontrant le rôle d’une infection par l’EBV dans l’apparition d’une SEP, elle apporte en effet l’espoir d’un traitement possible de la maladie. Un vaccin contre l’EBV, notamment, pourrait permettre de faire reculer, voire de faire disparaître un jour la sclérose en plaques.

 

L’entreprise américaine Moderna a d’ailleurs démarré les essais cliniques sur des humains d’un vaccin contre le virus d’Epstein-Barr.

 

 

 

 

 

Source : Le Mutualiste