La santé connectée ou e-santé est-elle vraiment bénéfique pour notre santé ?

Nouveauté !

Des objets connectés pour une meilleure santé ?

Santé connecté

 

 

la santé connectée

 

Bracelets d’activité, balances, glucomètres, capteur de sommeil … ce sont autant d’objets au service de notre santé et de notre bien-être qui entrent peu à peu dans notre vie quotidienne.


Ces outils sont là pour nous aider à garder la forme, pour nous surveiller ou pour nous accompagner dans notre suivi médical. Mais quelle en est vraiment l’utilité et comment s’y retrouver ? Nous répondons à vos questions.

 

 

Les impacts


La santé connectée ou e-santé est en plein essor et séduit de plus en plus le grand public. Ces technologies permettent aujourd’hui à chacun de se prendre en main en étant plus proche avec sa santé.
Comment ? Les objets de santé connectés récoltent vos informations personnelles et vous les retranscrivent de manière pédagogique afin d’adapter votre comportement dans un but préventif.


1- Se motiver
Si certains objets, comme les montres et bracelets d’activité, sont considérés comme des gadgets, ils sont aussi là pour mesurer vos performances, vous motiver, vous encourager et valoriser vos efforts.
2- Se surveiller
Certains objets de santé connectés sont de véritables outils médicaux qui permettent de vous accompagner dans le cadre de votre suivi médical. C’est notamment le cas pour le suivi de maladies chroniques, comme l’asthme avec Meyko : un dispositif ludique de rappel de traitement adapté aux enfants asthmatiques.
3- Prévenir
D’autres sont également conçus à titre préventif pour vous inciter à prendre conscience des enjeux de votre santé. Par exemple, pour surveiller votre exposition aux UV et éviter les coups de soleil, vous pouvez porter des maillots de bain intelligent. Ou encore, pour les personnes en fauteuil roulant, utilisez Gaspard : le tapis connecté qui vous assiste pour assurer un bon positionnement et éviter l’apparition d’escarres.

 

Et les données personnelles ?


Les nouvelles technologies en général et les technologies dans le domaine de la e-santé notamment, font naître des inquiétudes chez les utilisateurs, concernant le traitement de leurs données personnelles. Et on les comprend !


Quand des données telles que votre poids, votre tension ou votre rythme cardiaque sont stockées on ne sait où, cela peut être perturbants.


Les données récoltées par votre objet connecté sont transférées sur le serveur internet du fabricant, qui va les stocker dans une base donnée. Ces fabricants ont l’obligation de faire appel à des hébergeurs agréés HADS (Hébergeur Agréé de Données de Santé). Les données de santé font partie des données dites « sensibles » et leurs traitement est réglementé par la CNIL (commission nationale de l'informatique et des libertés). Cependant, ces règles concernent les pays membres de l’UE seulement. Cette règlementation ne s’applique pas aux serveurs à l’étranger.


Enfin, comme pour toutes données, la personne concernée dispose :
- d’un droit à l’information : avoir un regard sur l’identité du responsable de traitement et sur l’objectif poursuivi.
- d’un droit d’opposition au traitement de ses données personnelles
- d’un droit d'interrogation : connaître les types de traitements réalisés avec ses données personnelles
- d’un droit de rectification : modifier, effacer ou bloquer l’accès à ses données personnelles

 

 

Vers une prise en charge ?


Aujourd’hui, les objets de santé connectés peuvent être remboursés par la Sécurité sociale, dès lors qu’ils sont prescrits par un médecin et figurent sur la liste des produits et prestations remboursables (LPPR) au titre de dispositif médical à usage individuel.
Sur cette liste figure : lecteurs de glycémie, d'électrodes, de bandelettes et de capteurs, de stylos injecteurs, d'appareils de mesure de la coagulation, d'appareillages de ventilation à pression positive continue (PPC) et de débitmètres de pointe.
Et du côté des mutuelles santé, nous percevons la santé connectée comme une véritable opportunité en matière d’accompagnement du patient, de prévention et de qualité des soins. Ainsi, le remboursement des objets de santé connectés fera peut-être partie des prestations proposées par les mutuelles.