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Donner son sang peut sauver des vies

Le Don du sang sauve des vies

Chaque jour en France, il faut réaliser 10 000 prélèvements pour répondre aux besoins en sang des personnes malades ou qui ont un accident.

Pour y arriver, il faut trouver un grand nombre de donneurs ; les convaincre et les mobiliser pour qu’ils donnent régulièrement et ce, pendant plusieurs années. Si vous hésitez à accomplir ce geste généreux, voici toutes les réponses aux questions que vous vous posez.

 

 

Les principes de base du don

Le don du sang est un acte anonyme, volontaire, gratuit et bénévole. Il consiste en un prélèvement des produits sanguins réalisés dans une maison du sang ou sur un site de collecte mobile. Le don du sang dit total (globules rouges, plasma et plaquettes) est plus fréquent : le donneur remplit une poche de sang dont la contenance varie en fonction du profil et peut aller jusqu’à 480 ml, ce qui représente moins de 10% du volume total de sang.

Il est aussi possible de réaliser un don spécifique en sélectionnant un seul produit sanguin. Dans tous les cas, le matériel de prélèvement est stérile et à usage unique et le don est supervisé par un personnel médical (médecin ou infirmier) formé.


L’établissement français du sang (EFS) est le seul à pouvoir assurer le service de la transfusion sanguine dans le pays. C’est lui qui organise les collectes, assure la sécurité des donneurs et des receveurs et gère les réserves et la distribution des produits sanguins.

Don du sang

Respecter les critères d’éligibilité

Pour donner, il faut avoir entre 18 et 70 ans. Après 60 ans, le premier don est soumis à l’appréciation d’un médecin de l’EFS, peser au moins 50kg et être en bonne santé. Il est conseillé d’avoir mangé et de bien s’hydrater avant de donner pour limiter le risque de malaise. En revanche, mieux vaut éviter les aliments trop gras ou encore les boissons alcoolisées.

 

Des soins dentaires récents, un tatouage de moins de 4 mois, un séjour dans une région ou peuvent sévir certaines maladies, la prise de médicaments ou des antécédents médicaux sont quelques-unes des contres indications au don. Pour éviter de se déplacer vainement, il est désormais possible de tester son éligibilité au don directement en ligne, sur le site dondesang.efs.santé.fr.


Par ailleurs, depuis le 16 mars 2022, les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes peuvent donner sans avoir à observer une période d’abstinence de plusieurs mois comme c’était le cas auparavant. Enfin, les hommes peuvent donner jusqu’à 6 fois par an et les femmes jusqu’à 4 fois. Entre deux dons de sang, il faut attendre 8 semaines minimum.

Un parcours bien précis pour le donneur

Le don de sang prend au total une heure en moyenne. Après avoir présenté une pièce d’identité à l’accueil, tout commence par le questionnaire pré-don. Il s’agit d’un document qui liste une série de questions afin de s’assurer que le potentiel donneur remplit bien les critères d’éligibilité et qu’il n’a pas de contre-indications liées à son état de santé, à ses antécédents médicaux, à des séjours à l’étranger ou à des pratiques personnelles.

 

Les réponses sont analysées par un médecin ou un infirmier de l’EFS qui reçoit chaque donneur. Une fois cette étape validée, le prélèvement en lui-même dure entre 8 et 10 minutes pour un don de sang total.

Pour un don par aphérèse de plasma, il faut compter 45 minutes et 90 minutes pour les plaquettes. Vient ensuite la phase de récupération sous surveillance.

 

Une collation est proposée aux donneurs pour leur permettre de prendre une pause bien méritée. Un document, qui précise les consignes post-don, leur est également remis. Il explique notamment la conduite à tenir si des problèmes de santé surviennent dans les 15 jours suivants le prélèvement.

Après une dizaine de minutes, ils peuvent retourner à leurs activités quotidiennes en évitant toutefois de faire des efforts physiques intensifs.

 

Don du sang

Des produits sanguins indispensables pour les patients 

Selon l'EFS, chaque année, ce sont environ un million de malades qui sont soignés grâce aux don de sang. Ces derniers permettent de prendre en charge les personnes qui font une hémorragie lors d'un accouchement difficile, d'une intervention chirurgicale ou après un accident.

Les équipes médicales procèdent alors à une transfusion de globules rouges qui assurent l'approvisionnement en oxygène des différents organes du corps. Face à une hémorragie sévères, les professionnels de santé donnent aussi des plaquettes qui contribuent à arrêter le saignement et facilitent la coagulation.

Les patients qui sont de grands brûlés bénéficient, quant à eux, de plasma, qui permet le transport des cellules sanguines et des nutriments, ce qui contribue à défendre l'organisme contre les infections. 

 

Les dons de sang sont également indispensables pour de nombreux malades dont ceux qui souffrent d'un cancer du sang comme la leucémie.

Ils reçoivent des poches de sang, de plasma et de plaquettes essentiellement pour lutter contre le déficit de globules rouges et l'anémie. Enfin, les hémophiles par exemple prennent des médicaments dérivés du sang (MDS). Ces derniers sont notamment fabriqués à partir de trois protéines (albumine, immunoglobuline, facteurs de coagulation) qui sont extraites du plasma. 

 

Le saviez-vous ? 

En fonction de son groupe sanguin, une personne pourra recevoir du sang d’un certain groupe mais pas d’un autre.

Il est important de respecter les règles de compatibilité car si les anticorps anti-A ou anti-B du receveur rencontrent les antigènes A ou B des globules rouges du donneur, une réaction immunitaire se déclenche. La transfusion est un échec.

 

 

 

Source : Le Mutualiste