Un tabacologue peut mettre en place un programme pour décrocher du tabac

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comment arreter de fumer

Combattre l’addiction au tabac

Arrêter la cigarette n’est pas une simple question de volonté. Le tabacologue peut mettre en place un programme personnalisé pour décrocher en douceur.

 

Tabacologue et ancien pneumologue de l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière à Paris, le professeur Dautzenberg a pris très tôt la mesure de la dangerosité du tabac. Depuis, il milite sans relâche contre cette industrie meurtrière, et son combat est entièrement tourné vers l’aide au sevrage. « Les fumeurs qui fument dès le lever sont des victimes », insiste-t-il. Bertrand Dautzenberg pointe la responsabilité des fabricants qui, en toute conscience, « cherchent depuis des décennies à rendre addicts dès l’adolescence ».


Ce spécialiste connaît bien ce type de phénomènes, et l’addiction au tabac est l’une des plus difficiles à vaincre sans accompagnement médical.

 

Une histoire de récepteurs dans le cerveau

« Fumer une cigarette entraîne un pic de nicotine pendant quelques minutes et une augmentation du nombre de récepteurs cérébraux, c’est cela qui rend addict », explique-t-il. Grand pourfendeur de l’industrie du tabac, le professeur de médecine défend en revanche l’e-cigarette. Il la recommande à ses patients, au même titre que les patchs, gommes ou autres substituts nicotiniques.


« La cigarette électronique ou le patch permettent d’avoir une courbe du taux de nicotine dans le sang plus douce », précise-t-il avant d’ajouter : « Le fumeur se désaccoutume progressivement, sans ressentir de manque. » Pour le tabacologue, la notion de plaisir est importante dans la réussite du sevrage, et la motivation du fumeur n’est pas indispensable : « C’est moi qui pilote, le patient n’a plus qu’à suivre l’ordonnance. » Il prescrit donc des patchs, la cigarette électronique, ou les deux, l’idée étant d’apporter de la nicotine non fumée de manière régulière et non brutale comme c’est le cas avec la cigarette classique.

 

Qui sont les tabacologues

Ne pas prendre de poids

« Une bonne compensation de nicotine non fumée fait que l’on est incapable de fumer une cigarette jusqu’au bout. Alors on s’arrête sans déplaisir et sans prendre trop de poids », observe-t-il. La consultation d’un tabacologue s’inscrit dans le parcours de soins, et est donc, comme les substituts, prise en charge par la Sécurité sociale. Elle est entièrement gratuite pour ceux atteints d’une affection de longue durée (ALD), car « l’arrêt du tabac est essentiel, il fait même partie du traitement », souligne le professeur.